La saison 2024 du championnat FIA de Formule Deux a constitué la cinquantième-huitième édition de cette antichambre reine de la monoplace, servant de tremplin ultime vers la Formule Un. Cette campagne s'est distinguée par l'introduction d'un tout nouveau package technique unifié, associant le châssis Dallara F2 2024 à un moteur V6 turbo développé par Mecachrome, garantissant des forces équitables pour l'ensemble des écuries engagées sur les tracés mondiaux.
Le dénouement de la saison a couronné le jeune pilote brésilien Gabriel Bortoleto en tant que champion des pilotes sous les couleurs d'Invicta Racing, tandis que son écurie s'adjugeait le titre par équipes. En s'emparant de cette couronne dès sa première année dans la catégorie, Bortoleto a rejoint le cercle fermé des rookies titrés tout en signant l'exploit rare d'enchaîner consécutivement les sacres en Formule Trois et en Formule Deux.
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SubscribeLa hiérarchie sportive a été particulièrement disputée, illustrée par un record historique de dix-huit vainqueurs différents au cours des vingt-huit courses de l'année. Le Français Isack Hadjar s'est affirmé comme l'un des principaux animateurs du championnat en décrochant la place de vice-champion, s'illustrant régulièrement aux avant-postes malgré une concurrence acharnée sur chaque week-end de Grand Prix.
Sur le plan des structures, le plateau a connu des évolutions majeures avec l'arrivée de nouvelles entités et la transformation de plusieurs équipes emblématiques. L'écurie Rodin Motorsport est ainsi entrée dans l'histoire en devenant la première structure du championnat à concourir sous une nationalité non européenne, marquant le dynamisme et l'attractivité internationale de la discipline.
Les Mouvements de Pilotes et les Évolutions du Règlement en 2024
Le marché des transferts a profondément renouvelé le visage de la grille avant le coup d'envoi de la saison, marqué par le départ du champion sortant Théo Pourchaire vers le championnat Super Formula au Japon. De jeunes espoirs très attendus, à l'instar de l'Italien Andrea Kimi Antonelli, ont directement franchi l'étape de la Formule Deux en sautant la case Formule Trois.
Le calendrier a également été le théâtre de passerelles directes vers la catégorie reine, à l'image de la promotion remarquée de Franco Colapinto au sein de l'écurie Williams en Formule Un en cours de saison. D'autres talents ont ponctuellement rejoint le paddock pour pallier des absences, démontrant la porosité constante entre les antichambres et l'élite mondiale du sport automobile.
Les instances dirigeantes ont par ailleurs durci le règlement sportif afin de préserver l'équité des qualifications, instaurant la suppression du meilleur temps pour tout pilote jugé responsable d'un drapeau rouge en séance. Cette mesure visait à endiguer les arrêts de course tactiques et à valoriser la pure performance sur un tour lancé.
Enfin, le manufacturier unique Pirelli a continué de fournir l'ensemble des gommes, imposant aux ingénieurs et aux pilotes une gestion rigoureuse des stratégies pneumatiques. Cette maîtrise des aspects tactiques s'est avérée décisive pour départager les prétendants à la victoire finale jusqu'à la dernière manche à Abou Dabi.